maryreveuse


Si l'eau arrive à la moitié du verre ...

c'est qu'il est encore à moitié plein


Hello Je suis de retour...
maryreveuse

Bonjour,

Cela fait tellement longtemps que je ne suis pas venue ici. Il faut dire que j'ai l'impression étrange d'ouvrir à chaque fois la porte d'une pièce différente dans une maison entièrement vide : de meubles, de souvenirs, de présence.

En même temps, il peut s'agir d'un véritable cadeau : LJ serait mon sanctuaire, ma retraite, le lieu où je pourrais souffler un peu :o)))

Bref, me revoilà pour un temps indéterminé (ne vous ais-je pas dit que j'étais comme la feuille au vent : je vais là où il souffle. Un jour ici, un jour ailleurs).

Pas de gros changements dans ma vie, hormis que j'ai l'impression d'avoir franchi un voile invisible dans ma vie : je me suis devêtue de mon habit de mère pour endosser la tunique chatoyante d'un être qui peut tenir ses rêves dans ses mains et les faire éclore ou les faire s'envoler pour qu'ils se posent dans d'autres mains. La colère que je ressentais sans avoir la moindre idée de la raison pour laquelle elle était survenue a éclaté comme une bulle de savon, me laissant toute neuve d'une vie nouvelle et emplie de promesses. Une adolescence à rebours en quelque sorte. Un cadeau que l'amour de ma vie a accepté de partager avec moi.

A bientôt
 



la suite ... public chéri :o)))
maryreveuse

Le rossignol trilla encore plus haut que précédemment comme pour signifier à Celia l'imminence d'un danger. Effectivement, au-dessus de leurs deux têtes, les nuages s'étaient assombris et un coup de vent violent annonça à Celia et à son petit ami à plumes qu'un orage se préparait. Un éclair perça les nuages et tout aussitôt, de grosses gouttes tombèrent de ci de là, bientôt remplacées par une pluie dense et soutenue. Le rossignol s'était tu, et semblait se ramasser sur sa branche, attendu la fin du déluge. Celia avait couru jusqu'au sous-sol de la maison, mais elle n'arrivait pas à se résoudre à remonter et laisser son petit messager dehors, seul. Elle prit une chaise qui trainait là et regarda la pluie inonder toutes choses.



Et si le coeur vous en dit, rendez-vous ici pour afficher une page sur Debussy : http://www.kunstderfuge.com/debussy.htm

Dans la liste, allez jusqu'à "Jardins sous la pluie" 

Estampes (1903):

Estampes
» MIDI | 1. Pagodes
» MIDI | 2. La soiree dans Grenade
» MIDI | 3. Jardins sous la pluie


A bientôt ?
Mary 



 



Mpithie
maryreveuse
Envie de commencer une histoire aujourd'hui...

Célia avait fermé les yeux pour mieux profiter du chant du rossignol ; ce dernier, perché dans les branches basses du Séquoia, racontait les dernières nouvelles du jardin. Parfois, il s’arrêtait comme pour s’assurer que Célia l’écoutait encore. Elle entrouvrait les yeux l’encourageant à poursuivre son récit et l’oiseau reprenait de plus belles. Les couleurs explosaient dans le jardin en ce printemps léger.


 


Et pour entendre le chant du rossignol, c'est ici : http://www.randonneur.net/pages/divers/sons.php

A demain pour la suite ?
Mary


Soritournelle
maryreveuse
Celui-là me plaît bien de terme, il est chantant et laisse une impression de légèreté, comme une plume portée toujours plus loin par de doux vents.

Une semaine avec ma maman et l'une de mes soeurs : quelques jours pour engranger la douceur de vivre et le bonheur d'être en famille.

Un appareil photo prêté par une autre de mes soeurs et de la pluie. Me voilà reliée à ces êtres vivants que sont les plantes, grandes et petites qui égaillent les routes empruntées pendant ces quelques jours auprès de mes belles montagnes.













Je vous laisse sur ces belles fleurs. Pour ma part, je suis partie sur le chemin des runes. Et elles me parlent. Particulièrement "Ansur", la rune de la conscience, qui est liée à Odin et sa divine pendaison.

A bientôt ?
Mary

Quelques mois après ... elle était souriante !
maryreveuse
Ma dernière venue étant le 28 janvier ; effectivement, quelques mois après se sont écoulés!

L'une des phrases de mes derniers billets était celle-ci :
"J'espère que cette spiritualité qui emplit ma vie en cette fin 2009 préfigure ce que sera 2010".

Eh bien, après avoir passé un sale moment : mes 50 ans, effectivement cette année 2010 sera marquée par mon avancée sur le chemin de la Spiritualité au sens large et même païen de ce terme. La Force que certains nomme Dieu ou Bouddah, ou Mahomet ou Jehovah ou Nirvana ou ??? est toujours présente à mes côtés, mais il semble que d'autres chemins s'ouvrent à moi. J'ai fermé certaines portes, avec tristesse mitigée d'allégresse pour le travail accompli. J'en ouvre d'autres, avec une certaine appréhension. Je suis partie sur le chemin des runes et je ne sais pas où cela me mènera. Je suis aussi partie sur le chemin de l'écriture et celui de dessin. Je commence à entrevoir un rapport plus sain avec l'argent (j'aurais mis le temps).

Et je renoue avec toi petit journal et donc avec mes soeurs, puisque leurs journaux sont là aussi.

Bref, une re-naissance qui coïncide avec l'arrivée du soleil. Eh oui, je suis une fille des îles comme me l'a dit un de mes docteurs ; après tout, être née en île de france, cela compte n'est-ce pas ?

A bientôt

Parce que cette journée est particulièrement yin et yang
maryreveuse
Il y a des jours qui sont comme des nuits. Il faut pourtant se lever et franchir ces secondes qui font des minutes et ces minutes qui, au fil des heures, tisseront le jour qui s'apprête à passer.

Pourtant, en ouvrant les yeux ce matin, j'avais comme un poignard qui me vrillait de manière lancinante le front ... enfin juste derrière la peau, un peu à l'arrière des yeux en hauteur.

Et puis en arrivant au bureau, j'avais un message sybillin de ma Nina marocaine "Gazelle est passée cette nuit, j'ai mal". Et voilà, tout était dit. Notre amie s'en était allée, elle qui a tant lutté contre cette saleté qui la rongeait petit à petit. Cette journée pue la désolation, la mort, le découragement. 


 


Mais il y a la vie, tenace, vivace oserais-je dire si je peux utiliser cette espèce de redondance. Et l'anniversaire de mon Hélène chérie, ma grande soeur, ma marraine. Elle qui me rappelle que rien n'est tout noir ou tout rose dans la vie.

Cette journée sera finalement un camaïeu d'ombres et de lumières.

N'empêche, une chape de plomb enserre mon coeur, je suis triste et le temps est à l'unisson...

l'avent et l'avant
maryreveuse
Bonjour,

Cette année je me suis lancée dans l'avent et après m'être procurée un père Noël qui porte 24 petites poches sur son bidon, j'ai décidé de garnir ces poches alternativement pour chacune de mes filles. OK, elles ont respectivement 20 ans et 23 ans, et alors ? Y a-t-il un âge pour le merveilleux ?

Je dois donc réfléchir en avance (au moins 1 semaine) à ce que je vais mettre dans ces poches. Pour le moment, j'ai trouvé sans trop de difficulté. Mais je pense que les derniers jours vont être mucho sympatico à gérer au niveau des idées...

Mais du coup, cet avant vers Noël me fait prendre conscience de la signification de ces jours qui passent et qui vont nous mener à la révélation primordiale de notre vie : la mort n'existe pas. Révélation qui prend corps avec la naissance de cet enfant, en marge de son (et du notre par là même) monde.

Et comment pouvait-il en être autrement ? Enfant spécial appelé à un destin spécial, le moment de sa naissance n'appartient qu'à ses parents, de même que sa mort n'appartient qu'à son Père.

Dans nos sociétés où l'on perd tous repères et dans laquelle les gens sont broyés, commettent des horreurs, ou tout semble brisé et tordu, je prends conscience cette année de la chance que j'ai d'avoir la foi, même si je suis en marge de l'Eglise humaine, de croire en ce petit bout de chou qui est venu pour nous montrer la beauté et l'immensité de ce qui nous attend, au-delà de nos oripeaux douloureusement humains.

J'espère que cette spiritualité qui emplit ma vie en cette fin 2009 préfigure ce que sera 2010.

A bientôt ?

L'autre versant de la cabane
maryreveuse
Bonjour,

Je rebondis sur le commentaire de mon Elaine chérie...

Non je ne crois pas que l'humanité dans sa totalité soit décevante. Je pense qu'une minorité tonitruante est décevante. La majorité poursuit sa vie d'humain au milieu de ses frères et soeurs, sans faire de bruit et en restant relié aux autres.

Pourquoi est-ce que la fin de la cabane m'a déçu ? Eh bien, en fait déçu n'est pas le terme exact mais après avoir volé si haut et avoir eu l'impression d'être enfin à la maison,en compagnie de ceux avec lesquels j'aspire à être un jour, je retombe à pied joint dans cette humanité que je trouve pesante. on parle spiritualité, foi, rencontre extraordinaire et on retombe dans le quotidien d'un écrivain, très inspiré certes, mais juste écrivain. Et là, j'ai eu l'impression que mes ailes venaient de m'être arrachées : comme si on m'avait montré l'eden et que l'on m'avait dit : eh bien tu vois, ce n'est pas pour toi.



En fait, je suis une grosse flemmarde et je n'aime pas l'effort et le fait de devoir passer par des specimens d'humanité que je clouerai volontiers sur la porte d'une grange m'enquiquine. Je veux avoir à faire directement à mon Père, à mon Frère et à cette brise qui m'inspire même si je ne la comprends quasiment jamais...

Après m'être gourmandé, je ne retiendrai que le "bon" côté de ce livre, exceptionnel et qui reste l'un de mes livres de chevet et d'enseignement primordial.

En fait, ce qui m'agace est mon enveloppe humaine. Je voudrais déjà être une âme ailée...

A bientôt ?

(no subject)
maryreveuse


Bonjour,

J'ai envie de coucher mes pensées sur le papier, suite à la lecture de ce livre que je trouve à la fois très enthousiasmant et tellement humainement décevant...

J'en vois déjà quelques-uns bondir au plafond (et je ne peux m'empêcher d'en sourire, mauvais esprit que je suis...)

Or donc, sur les conseils et le prêt de mes soeurs, j'ai profité de notre escapade capvernoise pour lire "la Cabane" de C Paul Young (the Schack).

Il est devenu mon livre de chevet. J'y ai retrouvé tout ce que je ressens et ce que je vis dans mon quotidien. Mes rapports avec les éléments spirituels de ma vie. Cette sensation que Dieu est toujours là, pas très loin. D'ailleurs, une photo évoque cela très bien pour moi.


Le rayon de soleil, le banc sous les arbres... cette attente ou cette espérance de rencontre qui s'annonce. Peu importe le premier à arriver au rendez-vous, il attendra l'autre en s'émerveillant de la beauté qui l'entoure...

Ou alors cette photo, prise lors de ma dernière virée perles-copines à Marseille. Ce bateau est tellement plein de promesses, de découvertes joyeuses... Voilà ce qu'est mon rapport avec Dieu... Je suis dans le bateau, il est le bateau!


Pourquoi j'ai trouvé ce livre humainement décevant. Ce sera là l'objet d'un autre billet...

A bientôt ?



50 ans et 1 jour
maryreveuse

Hier, je fêtais mon cinquantenaire... Difficile SAS s'il en est!

J'ai toujours eu l'impression que sitôt franchi, je laisserais derrière moi la petite fille, l'adolescente, la jeune femme qui marchaient à mes côtés jusque là... Que Nenni, elles cheminent toujours avec moi, riant de plus belle... "Ben alors Mammy, tu pensais pouvoir nous semer si facilement ? me dit l'adolescente" " C'est que tu n'as plus mes jambes, me dit en souriant la jeune fille" la gamine elle me le fait bien comprendre en courant loin devant, puis en revenant vers nous en riant : c'est qu'elle fait le double du chemin  cette luciole.

En fait, cela me plaît de continuer avec elles. Nous avons pris l'habitude de chanter tout en nous promenant sur le chemin de notre vie. Notre répertoire préféré du moment est Jean Ferrat, notamment ce magnifique album : "les instants volés et plus particulièrement :
"J'aurais seulement voulu" :
Qu'aurais-je été qu'aurais-je été
Si ce n'est au violon ce qu'est la chanterelle
Cette corde que fait chanter
Vivaldi au printemps couleur de tourterelle

J'aurais simplement voulu être heureux
J'aurais simplement voulu
La la la la la la la la
J'aurais seulement voulu

Qu'aurais-je été qu'aurais-je été
S'il ne montait ce chant au travers de ma gorge
Témoin de la réalité
Du monde de malheur que les hommes se forgent

J'aurais simplement voulu être heureux
J'aurais simplement voulu
La la la la la la la la
J'aurais seulement voulu

Qu'aurais-je été qu'aurais-je été
Sinon cet inconnu qui croit qu'on lui pardonne
Pour son accent de vérité
De ravir au passant la chanson qu'il fredonne

J'aurais simplement voulu être heureux
J'aurais simplement voulu
La la la la la la la la
J'aurais seulement voulu

Qu'aurais-je été qu'aurais-je été
Sinon cette vallée que tous les vents traversent
Mes certitudes ballotées
Ces mots à peine éclos à mes lèvres qui gercent

J'aurais tant voulu vivre un monde heureux
J'aurais seulement voulu
La la la la la la la la
J'aurais seulement voulu

Je vous mets une magnifique photo de paysage du Lubéron : un bel automne comme celui dans lequel j'entre à mon tour :o)


A bientôt ?
Mary

?

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